
On nous avait dit “la ville sera un vaste terrain de jeu”. Effectivement, les rues, les échangeurs et les places ressemblent désormais, sur les écrans des navigateurs GPS, aux plateaux d’un jeu vidéo. Est-ce que l’on s’y amuse pour autant ? Ça ne saute pas aux yeux : pour se rendre d’un point à un autre, on obéit aux ordres d’une voix métallique et on suit des itinéraires préprogrammés. Pourtant le réel déborde sans cesse ces représentations aseptisées : les navigateurs se trompent et les plans s’éclaircissent aux marges des villes. L’Atelier de Géographie Parallèle (AGP) est né du désir de pousser les cartes dans leurs retranchements : à quel moment deviennent-elles muette ? Et comment figurer ce qui leur échappe ? Nos représentations montrent l’espace tel que nous l’avons parcouru, avec ses discontinuités et ses incohérences.
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